Data-Journalism : théorie et pratique
Parcours
- Code depuis 10 ans.
- Langues parlées : Français, Anglais, HTML(5), PHP, Javascript, SQL, jQuery, Node.js, Sencha...
- Mai 2010 - Octobre 2011 : Directeur du développement d'OWNI.
- Mai 2010 - Présent : data-journalism (Wikileaks, RFI, France24, NouvelObs, Le Monde Diplomatique, Slate...).
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Octobre 2011- Présent : Co-fondateur de Journalism++ (start-up de Journalisme-service) avec N. Kayser-Bril et M. Untersinger.
1. Data-Journalism : WTF?
Trois métiers, une discipline
Par data-journalism on parle plus d'une discipline que d'un métier.
Un data-journalist ce n'est pas quelqu'un qui sait tout faire !
Cette discipline suppose la combinaison de 3 compétences :
Le rôle des designeurs
Leur rôle est assez proche d'un travail de design classique.
Ils peuvent toutefois s'appuyer sur des compétences singulières.
Pour le Data-Journalism, les designeurs s'intéressent :
- À la visualisation de données en collaboration avec les développeurs.
- À la simplication et la synthèse.
- À la mise en scène et le design d'information.
En France, WeDoData se spécialise dans le design d'information.
Le rôle des développeurs
Parmis les développeurs comme dans tous les métiers de l'informatique, il y a des spécialistes.
Ce sont principalement les développeurs web et les experts en bases de données qui sont solicités en data-journalism.
Là encore, on retrouve des compétences précises comme :
- La visualisation de données en collaboration avec les designeurs.
- La création d'interfaces riches, notament en Javascript.
- Des notions d'érgonomie et d'User Experience.
- La maitrise de nombreuses API.
- Le Data-mining, le Web-scrapping, savoir travailler avec des SI peu ou pas structurés.
Le rôle des journalistes
Leur rôle est probablement le plus hybride.
Parmis les compétences qu'ils doivent rassembler, ils puisent chez les designeurs et les développeurs :
- Comme les designers ils doivent s'intéresser à toutes les formes de mise en scène de l'information.
- Comme les développeurs ils doivent s'intéressser aux sources de données et leur structure.
D'autres compétences leur sont plus propres :
- Le journalisme computationel.
- La gestion de projet qui les place au centre de ce triangle.
Tous sont autonomes
L'exemple de WeDoData sur le web et sur le print est intéressant...
Il démontre que journalistes et designeurs peuvent faire du design d'information sans développeur.
Cette année le concours de DataViz orgnisé par Google est remporté par
MediaArena...
Ce projet n'est l'oeuvre que de développeurs et designeurs, sans aucun journaliste.
LeMonde.fr et OWNI.fr publient régulièrement sur leur site des graphiques intéractifs ou des cartes réalisés uniquement par des journalistes.
2. Les données sont partout
Open Data
L'Open Data part d'un constat simple :
Les données publiques sont publiques.
Publique ne signifie pas pour autant que données sont accéssibles.
L'enjeu de l'Open Data c'est justement de les rendre accéssibles.
Hélas, l'Open Data se heurte à des obstacles de taille.
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Pour mettre les données à disposition du public, ça coûte cher.
Les serveurs, l'entretient des données, la main d'oeuvre, etc sont coûteux.
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Les données existantes sont souvent très mal structurées.
C'est en partie le rôle du Data-journalist d'y mettre un peu d'ordre.
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Les administrations sont lentes, peu anthousiastes.
L'ouverture des données résulte souvent d'un processus fastidieux qui échoue régulièrement.
Quel cadre juridique ?
Pour encadrer l'Open Data, il existe des licences.
À l'international, les données libérées sont généralement placées sous licences Creative Commons.
En France, le Ministère de la Justice a égualement créé la LIP en 2010.
Si ces licences sont nouvelles, l'Open Data elle, ne date pas d'hier.
En France, la loi n° 78-753 du 17 juillet 1978 "reconnaît à toute personne le droit d'obtenir communication des documents détenus par une administration, quels que soient leur forme ou leur support" (Ex. Alerte Politique pour les résultats des élections nationales).
Si votre demande de document est refusée, vous possédez des voies de recours.
La CADA ou Commission d'Accès aux Documents Administratifs a pour mission de rendre un avis en cas de refus, avant toute action devant les tribunaux.
EtaLab ouvre les données publiques
En France, EtaLab est chargé de l'ouverture des données publiques.
Sous l'autorité du Premier Ministre, EtaLab particpe à la publication des données sur data.gouv.fr.
Malheureusement, l'initiative est encore jeune et les données sont souvent trop brutes pour faire l'objet d'un traitement efficace.
Les entreprises s'ouvrent aussi
L'ouverture des données n'est pas seulement d'intérêt publique :
Elle est aussi économiquement très attractive.
De nombreuses entreprises sont à la recherche de produit scalable.
Pour créer de la Scalabilité, les plateformes innovantes se basent sur des API jusque dans leurs fondements.
Pour ces raisons Facebook, Twitter ou encore Google intensifient l'ouverture de leurs données.
En permettant à des services de ce greffer aux leurs, ces entreprises créaient un potentiel d'innovation à l'infini.
Le Data-journalist s'intérèsse aussi à l'exploitation de ces données.